Réformes pénales : dénuées de sens et de courage politique

Communiqué de Rémy Hameury, Responsable du secteur de Barentin

En pleine réforme pénale, le gouvernement annonce créer 7000 nouvelles places de prison pour lutter contre la surpopulation carcérale. Héritage de l’incompétence des gouvernements successifs, près de 69 000 détenus s’entassent aujourd’hui dans 59 765 places. Cette surpopulation couplée à la présence importante de détenus radicalisés a fortement dégradé les conditions de travail et de sécurité du personnel pénitencier.

22% des personnes incarcérées en France sont de nationalité étrangère ; cela correspond à 15 000 détenus provenant pour 42% d’Algérie, du Maroc, de Roumanie et de Tunisie. Le coût moyen de l’incarcération s’élevant à environ 100€ par jour et par détenu, un rapide calcul permet d’estimer le poids immense que représentent ces délinquants pour les finances publiques.

Défendue par le Front National, l’expulsion systématique des délinquants étrangers supprimerait simplement ce phénomène de surpopulation carcérale et permettrait l’économie de plusieurs centaines de millions d’euros par an. Pour les surveillants comme pour les détenus, le milieu carcéral s’en trouverait alors immédiatement appaisé. Cette mesure rappellerait également à tous qu’en France, l’hospitalité est aussi la contrepartie d’un comportement exemplaire.

Ces réformes entendent placer davantage l’incarcération en dernier recours face aux peines alternatives ; bienveillance naïve dont risquent à nouveau de patîr d’innocentes victimes ! En réalité M. Macron s’inscrit dans la continuité de Mme Taubira dont le laxisme s’est traduit par des drames comme les meutres du Père Hamel à Saint Etienne du Rouvray ou d’Elise et Julien à Rouen.

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